Comment se forme le sol ?
Le sol provient de l’altération des roches sous l’action de l’eau, de l’air et des êtres vivants. Au cours du temps, le sol évolue et se modifie ; il acquiert des constituants (matières organiques, argiles, etc.), des structures et des couleurs qui lui sont spécifiques. Ses caractéristiques et ses propriétés changent en fonction de la nature des roches, des reliefs, des climats, de son âge et de la végétation présente en surface.
Le sol se forme très lentement : selon l’INRA d’Orléans, il faudrait 500 ans pour former 5 cm de sol. Cependant, certaines de ses propriétés peuvent évoluer plus rapidement comme sa structure, sa porosité, l’activité biologique qui y règne ou la teneur en éléments nutritifs. En pédologie, le sol est constitué de trois couches superposées : la couche arable est celle qui se trouve immédiatement sous nos pieds et qui est travaillée en agriculture. Juste en dessous se trouve l’horizon pédologique, étape transitoire entre la roche mère altérée et la couche arable. Cet horizon fournit l’eau et les éléments minéraux à la plante. Enfin, en dernier se tient la roche mère, qui en se décomposant va renouveler naturellement le sol.
Il existe une variété importante de types de sols dans le monde. On les distingue tout d’abord par leur texture, c’est-à-dire la répartition des terres fines (argile, sable ou limon) ou grossières (cailloux, graviers) qui les composent. En agriculture, on s’intéresse tout particulièrement aux pourcentages de sable, limon et argile contenus dans le sol, car chacun de ces composés confère au sol des propriétés particulières : rétention d’eau, fertilité, capacité à retenir les éléments minéraux, etc. Un sol très sableux a des propriétés tout à fait différentes d’un sol argileux, les cultures mises en place devront donc être adaptées en fonction de la texture du sol. Par exemple, un sol très argileux a tendance à être lourd et à retenir l’eau, tandis qu’un sol sableux ne retient pas l’eau ni les éléments minéraux (on parle de lessivage).