La prêle, une plante chargée d’histoire
Le nom « prêle » regroupe en fait une quinzaine d’espèces différentes. La prêle des champs, Equisetum arvense, est la plus commune, mais aussi la plus utilisée, notamment en médecine traditionnelle. Durant l’Antiquité grecque, Pline l’Ancien la conseillait déjà comme reconstituant et tonifiant. Elle était également utilisée pour stopper les saignements lors de blessures. On trouve également dans nos campagnes la grande prêle, Equisetum maximum, qui peut mesurer plus d’un mètre de haut.
Au XIVe siècle la prêle est largement préconisée aux personnes souffrant de tuberculose. Aujourd’hui encore, l’extrait de prêle est utilisé en phytothérapie comme reminéralisant naturel et utilisée en cas de rhumatismes, goutte, affections des reins et de la peau. Attention toutefois à ne pas la confondre avec la prêle des marais (Equisetum palustre) qui contient un alcaloïde toxique, souvent incriminé dans les cas d’empoisonnement des animaux d’élevage.
L’étymologie du nom « prêle » lui vient de son amertume : elle contient un glucoside amer d’où elle tira le nom « âpre au goût », qui se dit en latin « asper ». Alors appelée « asperella », elle devient avec le temps « asprèle » puis « prêle ». Mais son surnom le plus connu est « herbe à récurer » car sa richesse en acide silicique en fait un décapant hors pair. Si vous n’avez plus d’éponge à vaisselle, pensez à la prêle !