Exemples de plantes bio-indicatrices couramment rencontrées
L’ail des ours préfère les sols calcaires riches en azote et en humus, et de préférence ombragés.
Le coquelicot se développe dans les sols calcaires riches en éléments minéraux, avec des écarts important d’hygrométrie (beaucoup d’eau en hiver, très sec en été), et surtout en présence d’un microclimat chaud.
L’alliaire se développe préférentiellement dans les sols frais, plutôt basiques avec tendance à la compaction et riches en matière organique.
Le liseron indique un sol calcaire riche en matière organique et en azote sous forme nitrate, à la structure plutôt compacte.
La renoncule rampante (ou bouton d’or) se développe dans les sols compactés, avec tendance à l’engorgement en eau. Idem pour le grand plantain ou la prêle des champs.
La capselle (bourse à pasteur) préfère les sols sablo-limoneux, compactés, sujets à des variations hydriques importantes. Il peut également indiquer un blocage en phosphore et postassium.
Le chiendent indique des sols plutôt limoneux avec un pH élevé, fatigués et déstructurés, présentant souvent du potassium et de l’azote sous forme nitrate en excès.
Le lamier pourpre indique un sol de texture limono-sableuse, plutôt basique, avec tendance à l’érosion.
Le datura se développe préférentiellement dans les sols de type sable ou limons, et indique une pollution du sol par les engrais minéraux ou les pesticides.
La marguerite commune ou la petite oseille se rencontrent plutôt dans les sols pauvres en humus et éléments minéraux.
Enfin, l’ortie indique un sol présentant un excès de matière organique d’origine végétale et animale, une hydromorphie (saturation du sol en eau) et éventuellement une pollution de sol en fer.
Pour en savoir plus : les ouvrages de la collection « L’encyclopédie des plantes bioindicatrices » de Gérard Ducerf, botaniste renommé, font référence à ce sujet.